Directeur général de ASCCO
OPQTECC : Vous avez été élu membre du Conseil d’Administration de l’OPQTECC en tant que représentant ASCCO International. Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre le Conseil d’Administration de l’OPQTECC ?
Depuis de nombreuses années, la cabinet Ascco International, coutier et conseil en assurance construction, que je représente, accompagne la profession des économistes en apportant sa vision et son analyse des risques et responsabilités pesant sur elle. Dans cette continuité, il m’apparait important de suivre au plus près l’évolution des qualifications délivrées par l’OPQTECC afin d’apporter un éclairage assurantiel et dans le même temps mieux cerner les nouveaux besoins en termes de garanties.
OPQTECC : Quels sont vos objectifs et vos projets en tant que membre du Conseil d’Administration de l’OPQTECC ?
En ma qualité de courtier spécialisé dans le monde de la construction, mon ambition serait de mieux faire connaître l’OPQTECC auprès des assureurs construction afin de les sensibiliser plus encore à l’intérêt de faire des qualifications un critère de meilleure sélection des risques et de les prendre en considération encore plus sur un plan tarifaire.
OPQTECC : Qu’est-ce qui vous a incité à soutenir et promouvoir la qualification des entreprises de la construction?
L’accès et l’exercice des métiers de l’ingénierie de la construction ne faisant pas l’objet d’un cadre normatif, il nous semble essentiel qu’il existe des référentiels reconnus permettant de cerner le contour des missions de chaque professionnel. Ainsi, les qualifications sont essentielles pour atteindre cet objectif.
OPQTECC : Selon votre expérience, en quoi est-il intéressant pour les assureurs de travailler avec des entreprises qualifiées ?
Dans son approche du risque, l’assurance repose avant tout sur la confiance accordée à une entreprise. Lorsque celle-ci est qualifiée, qui plus est par un organisme tiers, indépendant et reconnu, cela démontre un niveau de compétence solide en termes de technicité, organisation et gouvernance.
Qui plus est dans un secteur où les garanties d’assurances sont complexes et les engagements de long terme, la qualification joue un rôle de signal de sérieux.
OPQTECC : Le Sénateur Jean Hingray a déposé une proposition de loi au Sénat rendant obligatoire le recours à un économiste de la construction qualifié et indépendant pour tout projet public d’équipement ou d’infrastructure d’un montant supérieur ou égal à 20 millions d’euros. Comment accueillez-vous cette proposition de loi ? Quelle est la position de l’ASCCO quant à cette proposition de loi ?
Je ne peux que souscrire à cette initiative qui plus est dans la période d’inflation que nous traversons. Elle permet de prévenir les dérives de coût de construction et de clarifier et mettre en avant le rôle de l’économie de la construction dans la commande publique.
Son efficacité dépendra moins du principe que de sa traduction opérationnelle (qualification, seuils, articulation des missions).







