« Trouver un juste équilibre »

« Trouver un juste équilibre »

Gérard Pinot, président du SYPAA

Parce que certains programmistes mènent des projets longs et exigeants, il était nécessaire d’adapter les procédures pour leur permettre de bénéficier d’une reconnaissance méritée. Gérard Pinot, président du CINOV-SYPAA, Administrateur et Secrétaire Général Adjoint de l’OPQTECC, revient sur les mesures phares prises par l’organisme pour la profession.

Quelle était votre ambition en effectuant les changements dans les procédures d’obtention des qualifications ?

Les qualifications délivrées par l’OPQTECC réclament de trouver un juste équilibre. D’un côté, elles se doivent d’apporter de solides garanties au MOA, notamment pour se voir attribuer des marchés publics ; de l’autre, elles ne doivent pas devenir des contraintes pour les programmistes et économistes de la construction qui souhaitent se qualifier pour la première fois ou conserver leur qualification. Avec ces mesures, l’OPQTECC augmente leur valeur tout en offrant davantage de souplesse dans l’obtention des qualifications. Bien sûr, il faudra analyser leurs effets d’ici quelques mois et peut-être apporter des ajustements.

Quelles sont les mesures qui vous semblent répondre le plus aux besoins des programmistes ?

Les programmistes, comme les économistes de la construction, remontaient parfois quelques blocages, notamment lors des renouvellements de leurs qualifications. Avec des projets pouvant couvrir une période de 6 ans maximum au lieu de 4, l’organisme est en phase avec la réalité de la profession et conserve son exigence dans l’évaluation des compétences. En effet, les programmistes peuvent tout à fait mener des projets sur une longue période, surtout s’ils opèrent dès la phase études. C’est d’ailleurs dans cette même logique que les procédures de l’OPQTECC permettront désormais de ne présenter que deux projets en lien avec la qualification visée, ou même un seul dans le cas d’un projet d’envergure.

Que pensez-vous du choix de supprimer l’obligation de présenter les comptes de résultat pour les maintiens annuels des qualifications ?

Ce choix est cohérent à plus d’un titre. Il allège la démarche des entreprises qualifiées, qui n’ont plus qu’à fournir une copie de leur déclaration de chiffre d’affaires faite auprès de l’assurance (année en cours ou N-1). Les comptes de résultat n’apportaient pas davantage d’informations utiles, à savoir le chiffre d’affaires réalisé en programmation (ou en économie de la construction). De plus, il existait souvent un décalage entre la date de la demande de l’OPQTECC et l’arrêt des comptes. Naturellement, cela pouvait engendrer des retards dans la fourniture des documents et le paiement des cotisations. Cette mesure sera bénéfique avec un confort accru pour l’ensemble des adhérents.

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